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Pour devenir parent lorsqu’on n’est pas un couple hétérosexuel ou lorsqu’on souffre d’infertilité, de maladie, il existe des alternatives. La GPA (Gestation Pour Autrui) en fait partie. Sujet plutôt tabou en France, sans doute du fait de son interdiction légale, la GPA soulève de nombreuses questions éthiques avant tout. Nous avons voulu nous pencher sur le vécu des mères porteuses. Comment vivent-elle la grossesse, la naissance puis le départ du bébé ?

Qui sont les mères porteuses ?

Pour la plupart des femmes, devenir mère fait partie d’un projet familial, issu du désir de fonder sa propre famille avec son conjoint. Les mères porteuses quant à elles, choisissent de porter un enfant, mais pas de l’élever.

Avant tout, des mères de famille

Dans les pays où la GPA est autorisée, la mère porteuse doit respecter certaines règles, comme : avoir déjà eu un enfant auparavant. Le processus de GPA est encadré par la loi.
Lorsque l’enfant naît, il n’est pas rare que le ou les enfants de la mère porteuse soient là pour le bercer. Finalement, le projet d’une mère porteuse est le projet de toute une famille, non pas d’une jeune femme seule en quête d’argent comme le voudraient certains clichés.

L’agent, une motivation secondaire

Les mères porteuses ne sont pas motivées par l’argent. En effet, si l’on prend comme exemple les mères porteuses des Etats-Unis, leur rémunération est plutôt faible, surtout en comparaison à un salaire fixe. Ce qui coûte cher à la famille adoptive est plutôt l’ensemble des démarches de la GPA (adoption, hospitalisation de la mère porteuse, traitements durant la grossesse…). Le coût de la mère porteuse est estimé à 1/5ème du budget total. C’est donc plus souvent une motivation altruiste qui amène les mères porteuses à se lancer dans un projet de GPA. Elles veulent aider des couples à fonder leur propre famille. Une motivation liée au bonheur qu’ont connu ces femmes pendant leur(s) grossesse(s) précédente(s). Car pour certaines femmes, porter un enfant est tout simplement la plus belle période de leur vie et elles sont heureuses de la revivre.

La naissance, entre joie et tristesse

Porter un enfant, même s’il n’est pas le sien à proprement parler, crée un lien fort entre la mère porteuse et le futur bébé. 9 mois de dévouement, de concessions, de règles alimentaires à suivre, de rendez-vous médicaux et de traitements…
Certaines mères porteuses vivent la naissance de l’enfant comme une joie intense : la naissance est toujours un moment exceptionnelle, et celle de voir des parents découvrir leur enfant aussi. Pour d’autres mères porteuses, le fait de voir l’enfant partir avec d’autres parents, même s’ils ont établi un rapport de confiance, des liens amicaux, est triste, étrange. Surtout en cas de baby blues sans doute !
Chaque mère porteuse vit donc la situation de manière différente, même si dans la plupart des cas, c’est l’envie d’aider un couple qui déclenche la motivation : la rencontre avec un couple en mal d’enfant, à qui la mère porteuse veut donner ce bonheur unique d’être parent.